"Doubt is the beginning, not the end, of wisdom"
George Iles
Traduction: « Le doute est le début de la sagesse"
Il n’y a quasiment aucun domaine de la pensée, aucun domaine des connaissances en philosophie ou en sciences qui ne peut être discuté, remis en question ou réfuté. C’est la base même de l’évolution. La médecine n’est qu’une des facettes de ce prisme de l’évolution et fonctionne exactement de la même manière.
La « Médecine basée sur les Evidences » d’aujourd’hui sera remplacée par une « Médecine basée sur d’autres Evidences » demain. Les consensus professionnels sont parfois la traduction d’une forme de laxisme, de paresse intellectuelle voire de lâcheté.
Aucun domaine de la médecine n’est univoque.
Si vous voulez comprendre comment fonctionne une paire de ciseaux vous devez regarder les deux lames simultanément.
Les conférences les plus intéressantes dans les congrès sont les confrontations « pour et contre » (pro and contra), tous les sujets sont concernés, ce qui montre bien que tout est discutable y compris dans la communauté autoproclamée « la plus scientifique ».
Aussi –et c’est humain - quand une nouvelle technique ou un nouveau médicament sont mis au point, souvent après de nombreuses années de recherche intense par des équipes complètes, elle a tendance à être appliquée largement, sans parler de la nécessité du rendement financier (return on investment). Encore une fois tout ceci est « normal » et ne constitue pas une critique fondamentale de la recherche.
Il est donc normal qu’un expert favorise sa technique. Donnez à un enfant un jouet sous forme d’un marteau : il trouvera toujours quelque chose à enfoncer.
Enfin un excès d’informations expertes crée une pauvreté de décision (Herbert Simon).
C’est pourquoi il est important d’avoir un rétrocontrôle sur la majorité des procédures et traitements engagés en médecine d’autant plus que la plupart des interventions et des traitements ne sont pas dénués de risque, du point de vue médical, et qu’en plus elles coûtent chers, ceci influe directement sur le budget de la santé publique.
C'est pour ces raisons que les consultations et les bilans réalisés dans le cadre d’une « seconde opinion » sont remboursés - aux USA- par la majorité des compagnies d’assurances.
Demander une seconde opinion ce n’est pas mettre en doute l’avis d’un confrère ou celui d’une institution, c’est malheureusement l’argument qui est avancé pour décourager les patients intelligents qui souhaitent ne pas prendre de décision à la légère concernant leur santé. Demander une seconde opinion peut au contraire contribuer à renforcer le premier avis et augmenter le niveau de confiance dans la procédure ou le traitement qui est proposé. Si la seconde opinion est opposée à la première un troisième avis peut parfois s’avérer utile.
Oui une seconde opinion, ou un deuxième avis, peut prévenir de traitements ou d’interventions inutiles.
Qui sommes-nous pour oser nous conférer le droit de donner une seconde opinion ?
Nous sommes tout d’abord un groupe de médecins indépendants, ce terme désigne le fait que nous n’avons aucun lien de subordination avec aucune institution universitaire ni de dépendance avec aucune industrie pharmaceutique ou un fabricant de matériel médical.
En cas d’incertitude à propos d’un traitement ou d’une procédure nous menons des discussions collégiales (approche pluridisciplinaire) et, le cas échéant, nous demandons nous-mêmes un avis supplémentaire dans une autre institution pour nos propres patients.
Nous pensons aussi que le patient, au XXIe siècle, peut parfaitement participer à une décision qui le concerne directement. Le dialogue est donc une partie essentielle dans une prise de décision, ce dialogue est autant celui engagé entre le patient et le médecin que celui initié entre les professionnels de la santé qui s’occupent de lui.
Personne ne naît d’office avec un esprit d’ouverture ni un esprit critique. Mais il existe des formations pour acquérir ces outils. Nous encourageons nos confrères à suivre ces formations, que nous sommes occupés à mettre sur pied, afin d’acquérir ces techniques qui trouvent leur fondement dans les récentes recherches en neurosciences. L'approche dite "du cockpit" en est l’une des illustrations pratiques appliquée à certains aspects décisionnels de la médecine.
Au terme de cette petite introduction vous comprendrez pourquoi vous pouvez trouver sur le site de la Clinique Antoine Depage, des confrères qui ont des opinions différentes, sur les mêmes sujets, et cela ne nous dérange pas.
Dr Willy KOSTUCKI, Directeur Médical
Voici la liste des départements dont certains professionnels de la santé possèdent ces techniques d’approche et sont en mesure de vous fournir une telle contre-expertise, la liste sera actualisée progressivement.
- CARDIOLOGIE
- SEXOLOGIE
- PATHOLOGIE DE LA COLONNE VERTEBRALE
